Quelques installations
Page mise à jour le 03/03/2014

La concept artistique d'installation est né dans les années 1970. Une installation c'est ni plus ni moins des choses qui sont installées quelque part de telles façon qu'elles puissent accéder à la classification d'oeuvre d'art. Autrement dit ça peut être tout et n'importe quoi, du burlesque et de la dérision jusqu'à des fumisteries diverses et variés.

Nous ne résisterons pas au plaisir de vous copier-coller la définition que le cuistre de service en donne sur Wikipédia : N'étant pas un mouvement ou un genre artistique en soi, l'installation trouble les rapports entre œuvre et public, en brisant les limites imposées par certaines contraintes (forme, lieu, discours, etc... ) C'est vrai que pour être troublé on est troublé.

Mais d'abord quelques anecdotes édifiantes :

Février 2014 : Bari. La galerie Murat expose deux "installations" de l’artiste new-yorkais Paul Branca (né en 1974), dans le cadre d'un festival d'art contemporain (Display Mediating Landscape) qui a pour ambition "de sensibiliser le visiteur aux thématiques de l'environnement et aux menaces qui pèsent sur l'écosystème global". Certaines œuvres sont composées de vieux journaux, de cartons et de miettes de gâteaux secs dispersées sur le sol. Le but déclaré : dénoncer la surconsommation ! Le soir le responsable de la sécurité ferme les portes et rentre chez lui. Le lendemain matin, il rouvre les salles, et là : surprise : à l'endroit où se trouvait les deux installations, il n'y a plus rien du tout. Intrigué, il vérifie si autre chose aurait disparu, non rien d'autre n'a disparu, il n'y a aucune trace d'effraction. Qui a bien pu faire ça ? Il interroge alors la femme de ménage qui déclare tout simplement "Je suis allée ouvrir la salle, j’ai vu tout ce foutoir par terre, les cartons, les bouteilles de verre au-dessus ses cartons, un vrai bordel. Alors j’ai pris les cartons, les bouteilles, j’ai tout mis dehors...". Elle s'appelle Anna Machi et il est bon que son nom passe à la postérité pour cet acte qui n'est pas pour nous déplaire. Au lieu de s'interroger sur le caractère artificiel de certaines "œuvres " contemporaines, les organisateurs et les critiques trouvent là au contraire matière à justifier leurs délires.  Ainsi l'adjoint à la communication de la ville nous explique : "Nous sommes évidemment fort mécontents de cet incident. Il est clair que la femme de ménage de la salle ne s'est pas rendue compte qu'elle venait de jeter deux oeuvres. Mais c'est là tout le mérite des artistes qui ont su interpréter au mieux le sens même de l'art contemporain, qui est d'interagir avec ce qui l'entoure.". Et le dénommé Achille Bonito Oliva, critique d'art autoproclamé d'en rajouter une couche : Après avoir annoncé l'axiome selon lequel " l'art contemporain se sert d'objets déjà existants, extraits de la vie quotidienne et banale" (nous avons vu que cet axiome repose sur une imposture entretenue depuis des années par les critiques et historiens de l'art contemporain.) il ajoute : "Une installation n'est pas un tableau délimité par un cadre, elle déborde... (l'acte de femme de ménage s'est trouvé dans une) situation d'ambiguïté saine... Il est donc facile que le regard trébuche et méprenne une oeuvre d'art. Cela est arrivé notamment en 1978 à la Biennale de Venise, quand un peintre en bâtiment avait repeint ce qu'il pensait être une simple porte. C'était un "chef d'oeuvre" de Marcel Duchamp". Fermer le banc ! Le montant du dommage est estimé à 11 000 euros (quand même, ça fait cher le déchet) et devrait être pris en charge par les assurances.

En 2011, à Dortmund (Allemagne) une oeuvre de Martin Kippenberger (1953-1997)  représentant une baignoire dégueulasse et intitulé "Quand des gouttes d'eau commencent à tomber du plafond" y est exposé. La femme de ménage l'a nettoyé a fond en retirant la patine.

En 2004 à Londres : L’artiste allemand Gustav Metzger (né en 1926) expose au Tate Britain, dans le cadre du Tate Modern.... un sac de papier contenant des morceaux de carton et des vieux journaux. (ce truc qui date de 1960, s'intitule en toute simplicité "Nouvelle création de la première présentation publique d'un art auto-destructif" et depuis il l'a exposé un peu partout). La femme de ménage a balancé l'obet. Bien qu'il fut récupéré, Metzger a estimé qu'il était trop abîmé et l'a immédiatement remplacé. "Nous avons informé notre personnel", a déclaré un porte-parole de La tate Britain,  "(Le sac poubelle) est maintenant couvert pendant la nuit pour qu'on n'y touche pas". Ouf, on a eu peur !

En 2001, au London's Eyestorm gallery. une installation de Damien Hirst (né en 1964) composée de bouteilles de bière, gobelets de café et cendriers pleins à ras bord a été jetée aux poubelles

.

En  1999, à La Tate Galery de Londres, Tracey Emin (née en 1963) expose son propre plumard (My Bed) avec des préservatifs usagés et des draps tachés. le gardien pensant que le lit avait été vandalisé pendant la nuit jettera les capotes..

En 1986 à Dusseldorf, Joseph Beuys (1921-1986) expose une "motte de beurre suintante" La encore la femme de ménage à nettoyé.

Biennane de Venise (1978) : Comme indiqué plus avant une porte présentée par Marcel Duchamp (1887-1968) avait repeinte par erreur par un peintre en bâtiment qui croyait, bien faire (La Biennale a été obligé de relmbourser la galerie)

 

Bon, ne mettons pas tout dans le même panier, tous les installateurs ne sont pas systématiquement des fumistes, nous vous en présentons certaines qui à défaut d'être artistiques ont au moins l'avantage d'être rigolotes .:


L'artiste japonais Tadashi Kawamata (né en 1953) s'amuse avec des chaises


Encore des chaises, toujours Tadashi Kawamata


Toujours Tadashi Kawamata mais cette fois, on a comme l'impression qu'il se fout du monde !


Installation anonyme (à votre avis combien d'oeufs contient ce canapé ?


Le jardin de Sorgho, une installation de Michel Blazy (né en 1966) devant le clos de Bernardin (Paris 5ème) dans le cadre de l'exposition "l'arbre de vie" (février à juillet 2013). On vous fera grâce des explications officielles, préférant voir ici un garage à balais de sorcières (ils faut bien que ces dames posent leurs balais quelque part si elle veulent participer au sabbat !)